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31 mars 2010
Com. - EN REFUSANT DE VERSER LES 2,2 MILLIARDS DUS, OTTAWA CONTRIBUE À L'ALOURDISSEMENT DU FARDEAU FISCAL DES QUÉBÉCOIS
Le député de Drummond à la Chambre des communes Roger Pomerleau, n'est guère étonné de la ligne dure imposée par le gouvernement Harper au Québec dans les négociations entourant l'harmonisation de la TPS avec la TVQ. Tout en déplorant l'attitude mesquine du ministre fédéral des Finances, Jim Flaherty, le député de Drummond espère que les deux paliers de gouvernement puissent reprendre les pourparlers afin que le Québec obtienne une juste compensation.
« On a appris plus tôt cette semaine que le ministre fédéral des Finances oppose un nouveau refus aux demandes du Québec concernant les quelque 2,2 milliards de dollars qui lui sont dus pour l'harmonisation de sa taxe avec la taxe fédérale. Le ministre justifie son refus en prétextant que l'harmonisation des taxes n'est pas complète au Québec. Ce que le ministre omet de mentionner, c'est qu'il vient tout juste de modifier les règles pour en venir à une entente avec l'Ontario, à qui il a consenti une généreuse compensation de l'ordre de 4,3 milliards de dollars. Pourquoi ne manifeste-t-il pas une semblable ouverture d'esprit lorsqu'il est question de s'entendre avec le Québec? En refusant de verser au gouvernement du Québec les 2,2 milliards dus, Ottawa contribue à l'alourdissement du fardeau fiscal des Québécois», a soulevé Roger Pomerleau.
« La dissonance flagrante du ministre fédéral des Finances dans le traitement des demandes du Québec et de l'Ontario en laisse plus d'un perplexe. Favorise-t-il l'Ontario parce que le ministre Flaherty a lui-même été ministre des Finances de l'Ontario? Sa réponse au Québec est d'autant plus inexplicable que, dans son plan budgétaire de 2006, le même ministre Flaherty identifiait cinq provinces qui n'avaient pas harmonisé leur taxe de vente et le Québec ne figurait pas sur cette liste. Or, aujourd'hui, il prétend le contraire en affirmant que l'harmonisation n'est pas réalisée au Québec! », a poursuivi Roger Pomerleau.
« Selon moi, la seule véritable explication c'est que les conditions évoquées par le ministre ne sont que des prétextes pour éconduire à nouveau le Québec. Voilà une autre démonstration selon laquelle le fédéralisme n'est pas rentable pour le Québec. Encore une fois, on constate que le Canada ne répondra jamais aux besoins et aux aspirations du Québec », a conclu Roger Pomerleau.