Communiqués
31 mai 2010
OGM - LE GOUVERNEMENT FÉDÉRAL DOIT ÉVALUER L'ASPECT ÉCONOMIQUE DE LA VENTE ET DE L'UTILISATION DES NOUVELLES SEMENCES TRANSGÉNIQUES
Le député de Drummond à la Chambre des communes et porte-parole adjoint du Bloc Québécois en matière de Patrimoine, Roger Pomerleau, tient à rappeler aux agriculteurs que le caucus des députés du Bloc Québécois s'est déjà montré favorable au projet de loi C-474, Loi concernant le Règlement sur les semences (analyse du risque potentiel).
« Le Bloc Québécois est favorable au principe de ce projet de loi visant à exiger du gouvernement qu'il évalue l'aspect économique de la vente et de l'utilisation de nouvelles semences transgéniques pour le Canada. À l'heure actuelle, les études qui sont faites préalablement à l'homologation et à la vente d'une nouvelle semence, ne concernent que l'innocuité de cette dernière sur la santé et l'environnement. Le projet de loi permettrait de tenir compte de l'impact sur le commerce international de l'introduction sur le marché d'une nouvelle semence. Comme plusieurs intervenants du milieu agricole, nous trouvons important d'approfondir cette question au Comité permanent de l'Agriculture et Agroalimentaire », a indiqué Roger Pomerleau.
Selon lui, le gouvernement fédéral doit en faire davantage, non seulement pour rassurer nos partenaires commerciaux, mais nos propres consommateurs.
« Nous avons présenté à plusieurs reprises un projet de loi sur l'étiquetage obligatoire des OGM. Nous demandons aussi au gouvernement fédéral de ratifier le Protocole de Carthagène, entré en vigueur en 2003, qui vise à régir les mouvements transfrontaliers, le travail, la manipulation et l'utilisation de tout OGM qui pourrait avoir des effets défavorables sur la conservation et l'utilisation durable de la diversité biologique et comporter des risques pour la santé humaine», a continué le député de Drummond.
« Nous estimons aussi que le gouvernement fédéral doit endosser le principe de précaution, afin de ne pas priver nos agriculteurs de marchés intéressants, et comme nos producteurs agricoles sont déjà confrontés à un manque de soutien du gouvernement fédéral, il faut éviter que ceux-ci n'aient à affronter des obstacles supplémentaires», a conclu Roger Pomerleau.