«
Nous ne voulons pas être une province pas comme les autres; nous voulons être un pays comme les autres [Pierre Bourgault] »
Roger Pomerleau
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Communiqués

6 juillet 2010

Tournée estivale du Bloc Québécois

« Vingt ans après l'échec de Meech, l'opinion canadienne s'est durcie face au Québec. Aujourd'hui, le statut du Québec au sein du Canada ne répond toujours pas aux aspirations de la nation québécoise. Il faut maintenant voir la réalité en face : une offre du Canada répondant aux besoins du Québec ne viendra jamais. En 1990, il y avait un débat au Canada à savoir si, oui ou non, on allait satisfaire les demandes du Québec. Vingt ans plus tard, il n'en est plus question. La porte est maintenant fermée à double tour pour le Québec », a lancé aujourd'hui le député de Drummond, Roger Pomerleau alors que la tournée estivale du Bloc Québécois était de passage à Drummondville. Il était accompagné à cette occasion de Carole Lavallée, députée de St-Bruno-St-Hubert, de Meili Faille, députée de Vaudreuil-Soulanges, et de Daniel Paillé, député d'Hochelaga.

« Au Canada, il n'y a aucune volonté d'ouvrir la constitution pour reconnaître le Québec. Les Canadiens n'ont pas l'intention d'accepter que le gouvernement fédéral cède de nouveaux pouvoirs au Québec, même dans des questions aussi névralgiques que la langue, la citoyenneté ou la culture », a poursuivi Roger Pormeleau.

La citoyenneté, la langue et la culture
« Après la reconnaissance de la nation québécoise, le Bloc Québécois a présenté une proposition raisonnable pour que les 200 000 travailleurs québécois qui ne sont pas protégés par la loi 101 puissent l'être. Notre proposition ne réclamait aucun amendement constitutionnel. La réponse est venue très rapidement et c'était un NON très ferme, aussi bien de la part des libéraux que des conservateurs », a expliqué Carole Lavallée.

« Il y a aussi la citoyenneté qui peut faire beaucoup pour assurer la prédominance du français au Québec. Chez nous, il y a un large consensus à l'effet que le multiculturalisme ne convient pas à la nation québécoise. Au Bloc Québécois, nous avons déposé un projet de loi qui voulait soustraire le Québec à la loi canadienne sur le multiculturalisme. Encore une fois, notre initiative ne demandait aucun changement constitutionnel et pourtant, la réponse d'Ottawa a été encore une fois NON! », a poursuivi Carole Lavallée.

« L'un des piliers de l'identité de la nation québécoise, de la langue et de la citoyenneté, c'est la culture. Or, le Canada ne se gêne pas pour intervenir selon ses humeurs dans le domaine de la culture et les Québécoises et les Québécois se voient imposer les choix d'une majorité dont la réalité est différente de la leur. Le Québec réclame depuis longtemps sa souveraineté culturelle et il y a unanimité là-dessus à l'Assemblée nationale. Mais la réponse d'Ottawa, qu'elle vienne de Michael Ignatieff ou de Stephen Harper, est la même : c'est NON! », a fait valoir Carole Lavallée.

Au cours de la dernière session parlementaire, il est devenu encore plus évident que la reconnaissance de la nation québécoise par la Chambre des communes ne s'accompagnera jamais de mesures concrètes. Alors que le Bloc Québécois a multiplié les initiatives pour donner des applications réelles à cette reconnaissance, le gouvernement a, de son côté, multiplié les mesures qui visent à marginaliser la nation québécoise.

Les finances
« Au plan économique, la nation québécoise est aussi mal servie par le fédéralisme. Ottawa refuse de verser au Québec les 2,2 milliards de dollars qui lui reviennent pour l'harmonisation des taxes de vente, même si les provinces atlantiques, l'Ontario et la Colombie-Britannique ont reçu des milliards pour la même harmonisation. Le mépris est le même quant à la volonté de créer une commission pancanadienne des valeurs mobilières. Le gouvernement fédéral vise essentiellement à dépouiller Montréal d'un outil économique important qui fonctionne très bien, tout cela au profit de Toronto. Au Québec, la mobilisation contre ce projet est massive. Tant l'Assemblée nationale que les milieux d'affaires sont montés aux barricades, mais le fédéral fait la sourde oreille et appuie sur l'accélérateur », a souligné Daniel Paillé.

L'économie
« Le dernier budget fédéral nous prouve que le fédéralisme est loin d'être rentable pour le Québec. Les chiffres nous montrent par exemple que l'industrie automobile de l'Ontario a obtenu 9,7 milliards de dollars pour lutter contre la récente crise économique alors que l'industrie forestière, concentrée au Québec, n'a touché que 170 millions de dollars. Qu'on parle par ailleurs des entreprises manufacturières, de l'aéronautique, de l'agriculture ou de la culture, ce budget a confirmé que les priorités des Québécoises et des Québécois n'importe aucunement pour le gouvernement fédéral. Le Canada va de l'avant pour se développer selon le modèle économique qui lui convient, mais trop souvent ce modèle ne correspond en rien aux intérêts du Québec », poursuit Meili Faille.

« Tous ces constats nous forcent à nous questionner à savoir quel avenir y a-t-il pour la nation québécoise au sein du Canada, quand elle ne peut aspirer à contrôler des enjeux aussi névralgiques que sa langue nationale, la citoyenneté, son économie, la culture et les communications? Les Canadiens, c'est clair, sont passés à autre chose. Ils construisent leur pays comme ils l'entendent, conformément aux intérêts qui leur sont propres. Ceci laisse ainsi dorénavant deux options aux Québécoises et aux Québécois : ou bien adhérer au Canada tel qu'il se construit, ou alors réaliser la souveraineté. Le reste n'est qu'une vaste illusion! », a conclu Roger Pomerleau.

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